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LES SAINTES LES GRENADINES LA NAVIGATION REPORTAGES
 
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Les Saintes

Un archipel plein de charme. Les noms font sourire : l’îlet à Cabrits, les Roches-Percées, le Grand-Ilet, la Redonde, la Coche, le Pâté, les Augustins… Ce chapelet d’îlots rocheux n’est pas habité. On l’observe comme un mirage ou l’on prend le bateau pour l’approcher. On se contente généralement de visiter Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. Des bateaux partent tous les jours de Pointe-à-Pitre ou de Trois-Rivières.

L’idéal si vous avez le temps est de séjourner aux Saintes quelques jours. En effet, l’île est surtout agréable quand tous les visiteurs de passage sont partis ! On se retrouve alors dans un petit paradis de la Caraïbe et on peut vivre au rythme nonchalant de ses habitants. Enfin un peu de calme…

Que dirait Christophe Colomb s’il voyait Los Santos aujourd’hui ? Il l’avait appelée ainsi pour honorer la fête religieuse de la Toussaint. Le nom a été ensuite francisé lorsque la terre tomba dans l’escarcelle de la couronne.

1648 est une date clef, celle de l’installation des premiers colons qui établirent une garnison de défense contre les Caraïbes et les Anglais. Dès 1666, de sérieux combats navals opposèrent les frères ennemis, Français et Anglais.

Partisans d’une défense stratégique, les Français eurent tôt fait d’édifier des batteries sur presque tous les mornes des îles principales et de transformer l’archipel en ligne Maginot, à l’image des tours génoises en Corse. La très célèbre bataille des Saintes eut lieu au large, dans le canal qui les sépare de la Dominique, le 12 avril 1782. Ce n’est qu’en 1816 que le calme revint, lorsque les Français reconquirent les Saintes de manière définitive.

Population : 1 750 habitants. Une véritable identité, forgée à travers les siècles par les Bretons, Rochelais ou Poitevins qui se sont succédé, de génération en génération, depuis la Révolution et ont contribué à ce que le visiteur ait encore, aujourd’hui, une impression d’unité et de solidarité dans la vie locale.

Les Saintois sont, à juste titre, fiers de leur île, et font tout pour la préserver.  Les bateaux déversent leur flot de touristes le matin, mais en remmènent la majorité le soir, laissant respirer les habitants qui retrouvent leur rythme et leurs repères. La vie est plus que douce aux Saintes : elle est simple et vraie.

 

Balade dans le bourg


En descendant du fort Napoléon, prenez la première route sur votre gauche pour rejoindre la plage de Pompierre. Il n’est pas question de manquer cette baie, protégée par son récif corallien « les Roches Percées ». Elle se présente comme un délicat croissant de sable.

Deux espèces de tortues de mer protégées viennent y pondre leurs œufs la nuit. Pour les amateurs de randonnées, la trace des Crêtes est bien indiquée et représente un périple captivant, jusqu’à la plus grande plage de l’île, Grande-Anse et ses falaises ocres, à contempler plutôt en fin d’après-midi. Attention, la baignade est interdite !


Au nord, le quartier du Mouillage aux belles villas.
Au sud, Fonds Curé, petit village très pittoresque de pêcheurs, fier de ses traditions et de ses saintoises. Tout ce que l’on y voit semble ravissant, promenez-vous le long de la plage en accédant à la mer par les minuscules ruelles vous y découvrirez les cabannes de pêche, les filets et les fameuses saintoises qui assurent le succès de la pêche. Ce sont des embarcations en bois aux couleurs vives, pouvant mesurer jusqu’à 8 m de long.

L’église, différente des autres églises antillaises, séduit par sa forme et son clocher légèrement décalé.
De Saint-François, on débarque à Terre-de-Haut (comme de Pointe-à-Pitre ou de Trois-Rivières), un joli petit port où l’on trouve des boutiques, une pizzeria et une adorable gendarmerie en bleu et blanc.

Vous aurez la possibilité de louer un scooter en arrivant, et vous ne manquerez pas de faire comme tout le monde en adoptant ce moyen de locomotion numéro un aux Saintes avec le bus. L’engouement pour le « scoot » est tel qu’il se forme, après chaque débarquement, un embouteillage près des loueurs et à la sortie du port.


On pourra visiter le fort Napoléon qui offre un très beau point de vue sur l’île et sur sa voisine Terre-de-Bas, mais aussi sur la côte guadeloupéenne.
Charmante, c’est le mot pour qualifier Terre-de-Haut. Elle n’est pas sans rappeler un Rio de Janeiro miniature, avec son accueillante baie en arc de cercle et son Pain de Sucre, sentinelle avancée sillonnée de coulées de basalte. Vous pourrez facilement faire le tour de l’île en une journée, mais ses magnifiques plages, la beauté de ses sites, l’accueil des petits hôtels incitent à y rester plus longtemps. Les petites maisons aux toits rouges, autour de la rade, entre le quartier du Mouillage et l’anse du Fonds Curé, affichent un certain goût pour l’exotisme.
Autour du bourg, les mornes s’amplifient et les anciens forts militaires qui les chapeautent, chargés de surveiller les alentours, sont à bout de souffle.


Le plus haut des mornes, le mont du Chameau, nécessite une heure trente d’ascension malgré ses 309 m seulement. Il faut passer par la route du Pain de Sucre, puis par le chemin du pré Cassin qui conduit au sommet du Chameau d’où une vue splendide s’étend sur Terre-de-Haut et ses criques, les falaises de Terre-de-Bas, la Dominique, la Désirade, Marie-Galante et même la Soufrière. L’ouest de la rade offre des sites enchanteurs qu’il faut découvrir à pied.

Les Festivités

Le carnaval, généralement en dernière semaine de Février, défilé coloré pour Mardi-gras à Terre-de-Bas.

La fête de la pêche au mois de juin organisée à Terre-de-Bas cette année .

Le tour de la Guadeloupe, mi-juillet régate de voile Traditionnelle sport régional qui passe sa dernière étape à Terre-de-Haut cette année.

La Fête patronale du 14 au 17 août concerts et concours de miss Terre-de-Haut.

Les plages


Plage de Crawen
. Du côté du Pain de Sucre, vers l’ouest, se trouve une superbe plage abritée à l’extrémité de l’île. C’est le rendez-vous des amoureux de la nature. Les nudistes y sont interdits sous peine d’amende. La route d’accès, surplombant la baie, est particulièrement attrayante.

Plage de Pompierre. Dans une jolie baie presque fermée, à l’est de l’île, cette plage presque stéréotypée avec son sable clair et ses palmiers est assez recherchée. Elle est assez touristique, car la mer – ici presque prisonnière – a davantage l’air d’un lac que d’un océan.

PLAGES DU PAIN DE SUCRE. Eau limpide et poissons coralliens fabuleux, cette plage est la préférée des plaisanciers. En masque et tuba, ils nagent d’une plage à une autre en faisant le tour du pain de sucre. Les bancs de sable sont un peu étroit cependant le site se prête mieux à la plongée en apnée qu’à la bronzette.

PLAGE DE GRANDE-ANSE. Aussi belle que dangereuse... Lames de fond, puissants courants, interdiction de baignade. Cependant, son exceptionnelle étendue fait d’elle le site préféré des joggeurs et des promeneurs.

 

Claire Leguillochet

"La Photographe des Saintes "

   

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